LA FAST FASHION

PAR ROMY GARDIN.


C’est un fait.

La “fast fashion”est un désastre pour l’environnement. Chaque année, 140 milliards de vêtements sont produits dans le monde, quatre fois plus qu’en 1980



Nous achetons toujours plus de pièces, toujours moins chères. On craque pour un petit top à 3 euros par-ci, un jean taille haute à 14 euros par là, il est si facile de se faire plaisir à petit prix.


Oui mais, à force, en plus de ses impacts sociaux catastrophiques au Bangladesh ou en Ethiopie, la mode est devenue toxique.


La 2è industrie la plus polluante au monde


Très toxique : c’est désormais la deuxième industrie la plus polluante du monde, après l’industrie pétrolière.


Produire les deux matières les plus utilisées, le polyester et le coton, n’a rien d’anodin. La première est une fibre synthétique dérivée du pétrole. Ce qui veut dire fortes émissions de gaz à effet de serre (plus de deux fois plus que le coton) qui contribuent au dérèglement climatique et rejets de microfibres dans les océans à chaque lavage.


Le coton, lui, est ultra gourmand en eau et en pesticides (souvent OGM, sa culture absorbe 25% des ventes mondiales de ces produits pétrochimiques et provoque la mort de 22 000 personnes par an, selon l’Organisation Mondiale de la Santé).


Transformer la matière première en fil puis en tissu et la teindre, est tout aussi impactant.

Greenpeace estimait en 2012 que 70 % des eaux de surface sont polluées en Chine à cause de l’industrie textile (métaux lourds, perturbateurs endocriniens…). Autant de substances dangereuses qui se retrouvent aussi sur notre peau et dans nos eaux, au fil des lavages en machine.


Après avoir fait le tour du monde et même plus...


Un jean et ses composants parcourent en moyenne 65 000 kilomètres, soit 1,5 fois le tour de la Terre

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