• CHRONIQUE

CONTES BURLESQUES AYATOLLESQUES

PAR FRANCE NESPO.

T’es quoi, toi ? T’es féministe ou ayatollesque, voile sur la tronche ou BURquINI façon faso ?



Ah ... dur, dur, de nos jours d’hier, nos jours d’avant, de maintenant et de tous temps, dur, d’être féministe. Tiens. J’aurais dû naitre mec. Mais même dans les genres pas d’genre plus d’genre l’air de rien, c’est raté. Je suis UNE FEMME. Et en plus, une qui aime les hommes, même si je suis sûre qu’en eux il faut changer beaucoup de choses. Les hormones, on dira jamais assez ce que ça peut faire comme ravages sur la Planète. Vous ne me croyez pas ?


Alors un peu d’histoire. Histoire de rire, si vous voulez bien. Même si il y aurait de quoi en pleurer.



C’était au Siècle dernier. Donc y a pas si longtemps, en fait. Si l’on en croit les Calendriers, le temps que le café filtre, et Bergson. Remember.

Un copain enturbanné de la France, que l’on avait chouchouté des mois durant dans l’hexagone, un vrai homme à barbe et à testostérone qui siégeait sous son pommier à fleurs, vachement doué pour le Yoga et assis en tailleur devant ses admirateurs dans le charmant jardin d’une villa cossue des Yvelines ( j’me demande toujours à qui c’est qu’elle appartient, cette Villa de Neauphle-le-Château ? - si quelqu’un le sait, merci de me le dire, écrivez à NOUVELLE VEG qui fera suivre ).



Un mollah pas du tout mou du burnous que des potes (à qui qu’on dit merci ? à Giscard le chasseur de tigres, de lions et de diamants, pardi) ont réussi à le garder en conserve au pays des lumières, pays de Voltaire et de Victor Hugo qui depuis ont la nausée dans leur tombe,

bref un Ayatollah auquel manque l’air de son lopin de terre originel, après qu’il ait expédié par-delà les frontières un Shah, pas sympa comme mes Persans à moi, beaux comme des Dieux et pas du tout plus bon type que lui, pourtant si parfait, si religieux,

un Ayatollah veut revenir à Téhéran.


Comme on ne lui refuse rien, - grève ou pas du kérosène qui tue la planète ou grève des pilotes auxquels une fois encore on a chipoté leur prime -, on lui offre son voyage en CLA (Classe Affaires Louches) et au sortir même de l’avion d’AIR FRANCE qui le ramène au pays des Progressistes Iraniens, c’est le triomphe, la foule prosternée devant son idole.

( Cf photos de l’époque, je raconte pas de blagues, jamais).



Selon le journal La Croix, le fantôme de l'Ayatollah, ne cesse de planer à Neauphle-le-Château. (Article de Malo Tresca). "Chaque année, un pèlerinage est organisé au milieu de l'hiver devant le verger : par crainte des débordements, des voitures de CRS encadrent l'événement", explique Pascal, le gérant du café des sports, sur la place du Marché.

À la Mairie, on confirme du bout des lèvres : " Il n'y a pas de représentant de la commune à ce pèlerinage qui se tient à l'initiative de l'Ambassade d'Iran."





C’est la Fête


Célébrons tous ensemble (je dis tous, parce que c’est masculin gagnant-gagnant),

la fin des Libertés que le Chatoyant Empereur n’avait pas davantage incarnées.

Remplis de gratitude pour le pays qui fait les meilleurs scores en matière de tourisme mondial et qui a protégé l’Ayatollah, les proches de celui-ci proposent subtilement à une Délégation diplomatique essentiellement composée de femmes écrivaines et journalistes françaises, de venir exprimer à sa Majesté Khomeini le souci qui est le leur de voir les conditions de vie de leurs sœurs iraniennes aussi bien le sort qui les attend.


Une pareille invitation, ça ne se refuse pas. C’est une superbe chance à saisir.

Alors Christine, Josette, France, Léontine et Gudule, on y va ?



J’irai pas manger ton couscous chéri


Moi qui suis pourtant du pays des gâteaux de miel, j’sais pas c’qui m’prend, je décline l’opportunité qui m’est offerte en fonction de ma jeune notoriété.

Écrivain publiée par Paul FLAMAND aux Éditions du SEUIL, et Chef de Rubrique Psycho dans le F. Magazine super féministe de Claude SERVAN-SCHREIBER et mon amie Benoîte GROULT, c’est pas tout à fait de la gnognotte. Mais je sais pas, ce coup-là, je ne le sens pas bien ... Je ne me joins pas à la petite meute gauchisante des copines, alors que mon cœur battrait pourtant plutôt mieux de ce côté-là.


Je reste à Paris, sans pommier en fleurs sous lequel méditer, mais faut dire que des diamants, j’en ai même pas un à revendre. Je reste là dans mon vieux Loi de 48

à deux balles que je suis si fière d’avoir déniché dans la Rubrique Immobilière du GORAFI

pour y loger amants de passage ( j’rigole ), mari et enfants si nombreux que je ne les compte même plus, je préfère me fier à mon flair de chienne.

Bien m’en a pris.



Le dernier tableau de cette histoire ?


Le voici. Quand on est journaliste Grand Reporter, on finit toujours par tout savoir. Même si l’on eut préféré tout ignorer.

Quand la Délégation des Féministes françaises de service, arrive dans les coulisses

des Salons du Grand Mamamouchi, ( un peu de Molière ne saurait faire de mal) et s’apprête à être reçue par sa Divinité, sans que personne ne leur en donne l’ordre, elles se couvrent le chef pour aller se présenter à celui ( de CHEF ) du Saint Ordre du Grand Pote des Femmes.



Quand elles ressortent, celui qui les avait conduites jusqu’au Démiurge, les raccompagne à la porte et là, il se marre sans vergogne avant de leur dire en substance : « Merci, Mesdames, pour votre visite. Notre porte vous est ouverte, tant il est vrai que nous devons beaucoup à celui qui a permis que notre grand Khomeini ait pu rester en toute sécurité dans votre pays en tant qu’hôte estimé et protégé de le France. Nous sommes sensibles à votre déférence.


"Je n’ai même pas eu à vous demander de vous couvrir la tête en vous présentant devant l’Ayatollah. Vous l’avez fait de vous-mêmes et vous êtes les féministes occidentales qui se sont donné pour mission de défendre les libertés des femmes iraniennes ? Vous pouvez revenir quand bon vous semblera ... ".


Ni Pape, ni Pope, ni Mollah, ni Dieu ni Maître


C’est ce qui s’appelle prendre une bonne claque dans la gueule. Et moi, les Hommes qui battent les femmes, j’aime pas.


Conclusion : je suis contente de ne jamais prendre l’avion. J’ai pas de mérite, je suis claustro. Quoi que ... Allez. J’balance mon quoi. J’suis plutôt tendance GRETA THURNBERG,

la jeune Suédoise. Ça pollue, l’avion. C’est dégueulasse ( Cf : la Conférence Climatique

de l’ONU ).

Alors moi, j’préfère venir à la nage ou en bateau à voile. Ou pas venir du tout.

J’suis genre rétro, vintage. Ni voile sur la tête ou sur la tronche, ni Pape, ni Pope, ni Dieu,

ni Maître, rien qui prétende choisir pour moi ce qui tisse mes fringues et ma conscience.


Juste, les fois où Blaise (Pascal), Frédéric (Nietzsche), Albert (Camus) et le défenseur de Calas (Voltaire) pointent le bout de leur nez, peut-être un Dieu intérieur, qui ne regarde que moi. Mais ceci est une autre histoire, que je ne vous raconterai donc pas.





France Nespo

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