L'INTERVIEW GRANDEUR NATURE DE NICOLAS PLAIN ET HEIDI SEVESTRE, 2 SCIENTIFIQUES ÉCOLOS ENGAGÉS

PAR SONIA, AMBASSADRICE MONDE.

Nicolas Plain et Heidi Sevestre sont tous les deux passionnés par la nature et essaient de faire prendre conscience de l’urgence climatique, en apportant des réponses aux actes citoyens, afin de changer notre monde d’une manière durable au travers d'une série de documentaires 'Il Faut Sauver' et d’expériences scientifiques. Rencontre...


Bonjour Heidi, bonjour Nicolas, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes?


Heidi : Je suis glaciologue, originaire d’Annecy dans nos belles Alpes françaises, grande passionnée de nature, de haute altitude et hautes latitudes. Je suis membre de The Explorers Club et du European Board de Protect Our Winters.


Nicolas : Je suis scientifique, ingénieur en développement durable et passionné d’aventure, surtout en parapente ! Je survole nos belles montagnes pour trouver des solutions afin de lutter contre le dérèglement climatique et accélérer la transition écologique, en allant à la rencontre de celles et ceux qui les mettent en place.



Pouvez-vous nous raconter votre plus beau voyage?


Heidi : Dur de choisir ! J’ai la chance de pouvoir voyager pour mes différentes missions de terrain et de découvrir des régions lointaines, peu ou pas affectées par la main de l’homme. Un endroit que j’affectionne tout particulièrement est le Svalbard, archipel norvégien dans le haut Arctique. J'y ai habité pendant quatre ans et j’y retourne régulièrement pour donner des cours à l’Université. C’est l’endroit sur la Terre qui se réchauffe le plus vite, recouvert à 60% par les glaces. L’épicentre du changement climatique.




Nicolas : Tous les voyages sont incroyables. J’ai particulièrement adoré ma traversée des Alpes de Cannes à Salzbourg l’été dernier, faite uniquement en marchant, en volant et en pédalant ! J’ai pu survoler des paysages magnifiques et rencontrer des personnes incroyables. Il y a aussi les missions en Afrique subsaharienne, pour amener l’électricité dans les endroits les plus isolés. À chaque fois, je reviens transformé par les échanges avec des personnes qui n’ont pas l’électricité, mais un coeur et une joie de vivre immenses.



Comment vous êtes-vous rencontrés ?


Heidi : Sur une montagne, pour faire du parapente bien sûr ! Cela faisait quelques mois que je suivais les belles actions de Nicolas sur les réseaux sociaux et quand il a voulu lancer ''Il Faut Sauver'', on m’a demandé si je voulais faire partie de l’équipe. J'ai immédiatement accepté. Quelques jours plus tard, Nicolas me donnait rendez-vous à la dent de Crolles (sommet du département français de l'Isère s'élevant à 2 062 mètres) pour notre premier vol ensemble, le début d’une longue série.


Nicolas : Heidi a tout dit ! Je suivais aussi de mon côté tout ce qu’elle faisait, notamment avec les superbes émissions ''Terres Extrêmes'' et ses magnifiques expéditions. On s’était alors dits que ce serait super de pouvoir présenter ensemble les documentaires "Il Faut Sauver", en réunissant deux jeunes scientifiques qui partagent cette vision et démarche optimiste et positive de la protection de l’environnement. Pour la première rencontre, quoi de mieux qu’une marche et le vol d’un des plus beaux sommets du Massif de la Chartreuse, la Dent de Crolles, avec des conditions de vol incroyables ce jour là.



Votre documentaire “Il faut sauver les Alpes“ est visionnable en ligne gratuitement ici : Comment l'idée de la création de ces merveilleux documentaires “Il faut sauver” est-elle née ?


Heidi : J’ai l’occasion de beaucoup travailler avec les jeunes générations, souvent très anxieuses vis à vis de l’avenir de notre planète. La solution, c’est l’action. L’action positive. Je crois fermement que ce ne sont pas les gouvernements ou des technologies miracles qui vont nous permettre de sauver nos régions, mais au contraire un ensemble de solutions collectives. L’effet boule de neige est inarrêtable.



Nicolas : En 2015, j’ai créé une association ''En l’air pour la Terre'' pour interviewer des scientifiques en vol, en parapente biplace, pour expliquer les sujets scientifiques en lien avec le dérèglement climatique. Puis, toujours dans le but d'accélérer la transition écologique et sociale pour faire face à l’urgence climatique, j’ai voulu en 2018, professionnaliser le concept en allant rencontrer une boîte de production : La Jolie Prod. On a alors réuni tout une équipe de professionnels de la télévision et des récits, pour faire grandir le concept et aboutir à la collection de documentaires “Il Faut Sauver” et au premier épisode pilote “Il Faut Sauver les Alpes”.



Quel est le dessein de cette aventure ?