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🔮 L214, nouvelles images chocs : l'horreur de l'abattoir Bigard, le ministre ouvre une enquĂȘte

PAR CONSTANCE MILLER. Attention images vidéos chocs.

Il y a quelques jours, L214 a dĂ©voilĂ© une enquĂȘte exceptionnelle. Thomas, un enquĂȘteur de L214, s’est fait embaucher au sein des services vĂ©tĂ©rinaires de l’abattoir Bigard de Cuiseaux, dans le dĂ©partement de SaĂŽne-et-Loire en rĂ©gio Bourgogne-Franche-ComtĂ©.




AccusĂ© de vouloir "tuer l'Ă©levage" en France par l’eurodĂ©putĂ© LREM de SaĂŽne-et-Loireï»ż, JĂ©rĂ©my Decerle, Ă©leveur de vaches charolaises et prĂ©sident national du syndicat Jeunes Ă©leveurs, L214 dĂ©voile une vidĂ©o que le dĂ©putĂ© admet lui-mĂȘme ne pas avoir regardĂ© jusqu'au bout. Il dĂ©clare ne pas attendre l'association qui Ɠuvre contre la cruautĂ© envers les animaux, pour amĂ©liorer leur sort et met en avant l'agriculture française, selon lui la mieux contrĂŽler au monde.

L214 est victime de nombreuses attaques qui semblent s'intensifier ces derniers mois dont la plus rĂ©cente est celle de son cofondateur avec Brigitte GothiĂšre, SĂ©bastien Arsac, directeur des enquĂȘtes, qui risque jusqu’à 1 an de prison et 45 000 € d’amende aprĂšs avoir reçu deux convocations devant le tribunal correctionnel de Brest. La premiĂšre Ă©tant pour violation de domicile et atteinte Ă  la vie privĂ©e, la deuxiĂšme concerne L214. L’association est convoquĂ©e pour la diffusion d’images tournĂ©es dans les sites d’élevage, sans l’autorisation du propriĂ©taire et risque notamment jusqu’à 225 000 € d’amende.




Or l'amĂ©lioration et la mise Ă  jour des conditions de vie et de mauvais traitements - euphĂ©misme - extrĂȘmement violents infligĂ©s aux animaux dans l'industrie intensive est en partie due au travail de terrain de L214 ainsi qu'aux lanceurs d'alerte, eux aussi visĂ©s par plusieurs mesures gouvernementales ces derniers mois.


C'est Ă  nouveau grĂące Ă  l'un d'entre eux, Thomas, que ces derniĂšres images chocs ont pu sortir des murs de l'abattoir Bigard de Cuiseaux.


Thomas a constatĂ© et documentĂ© les dĂ©faillances des services vĂ©tĂ©rinaires. Il a filmĂ© des vaches suspendues vivantes et conscientes Ă  la chaĂźne d’abattage, et bien d’autres infractions graves Ă  la rĂ©glementation dans ce lieu oĂč 500 vaches sont abattues chaque jour, dans la terreur et la douleur. Il a aussi filmĂ© le prĂ©lĂšvement du sang sur des fƓtus de veaux sur le point de naĂźtre.



Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a ordonnĂ© une enquĂȘte approfondie des pratiques de cet abattoir hier, et a dĂ©clarĂ© qu'il prendra « toutes les mesures, et notamment les sanctions, qui s’imposent selon les conclusions de cette inspection ».


Emmanuel Macron avait promis des caméras dans les abattoirs lors de sa campagne présidentielle, qu'en est-il aujourd'hui ?


Au cours de la commission d'enquĂȘte sur les conditions d'abattage des animaux de 2016, Jean-Paul Bigard a dĂ©clarĂ© que « l’acte de mort est totalement verrouillĂ©. [..] nous n’avons aucun intĂ©rĂȘt Ă  mettre en scĂšne et Ă  ouvrir le dĂ©but d’une chaĂźne d’abattage. [...] Bigard, Charal et Socopa investissent des sommes considĂ©rables dans la communication. Avec les “HachĂ©s de nos rĂ©gions”, on voit furtivement, pendant une seconde, un troupeau de vaches normandes, mais tout de suite aprĂšs on parle de viande et surtout pas de ce qui se passe dans l’abattoir. »


" Les abattoirs sont des zones de non-droit, oĂč les animaux subissent des violences inouĂŻes." dĂ©clare L214.

On peut sĂ©rieusement se demander qui veut la peau de l'association et qui ses enquĂȘtes dĂ©rangent-elles ?


Si vous voulez soutenir le travail de L214, cliquez-ici.


Constance Miller

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