🌚 La Nasa : des habitations vĂ©gĂ©tales en mycelium de champignons sur Mars et la Lune

PAR LISA WILLIAMS ET ELOÏSE MAILLOT.

Habiter sur Mars ou la Lune ? Un rĂȘve qui pourrait bientĂŽt devenir rĂ©alitĂ©... On connaissait le cuir de champignon MycĂ©lium pour les vĂȘtements, la NASA a annoncĂ© son projet d'habitations Ă©cologiques vĂ©gĂ©tales le 14 janvier 2020, autour de sa recherche en myco-architecture, liĂ©e Ă  son programme appelĂ© NIAC (Nasa Innovative Advanced Concepts), dĂ©veloppĂ© dans la Silicon Valley.




Au lieu d'habitacles en métal ou en verre, l'heure de la technologie verte a poussé la NASA à investir dans la recherche d'habitations durables, en dehors de la Terre. Vous pensiez que le recherche et le développement dans l'univers du végétal, se limiteraient à la premiÚre tenue au monde en cuir mycélium, récemment lancée par la créatrice pionniÚre du véganisme, Stella McCartney ?

Que nenni.


Le Centre de recherche Ames de la NASA dans la Silicon Valley en Californie, développe des prototypes d'habitacles constitués à base des fils souterrains invisibles qui composent la partie principale du champignon, connu sous le nom de mycélium.


L'objectif et la finalitĂ© est de pouvoir cultiver soi-mĂȘme son propre habitat avec un matĂ©riau lĂ©ger, a prĂ©cisĂ© Lynn Rothschild, la chercheuse principale de ce projet qui souhaite exploiter tout le potentiel des solutions trĂšs crĂ©atives du futur, tournĂ©es dĂšs aujourd'hui vers la prise en considĂ©ration de la question Ă©cologique.



Une maison qui pousse et se répare toute seule


La biologie synthĂ©tique, c'est-Ă -dire, l'Ă©tude de la façon dont nous pouvons utiliser la vie elle-mĂȘme comme technologie, a permis cette brillante idĂ©e de crĂ©er des maisons sur place qui se construiraient et se rĂ©pareraient seules, Ă  partir d’un processus 100% naturel.


GrĂące Ă  ces organismes fabriquĂ©s naturellement par les champignons, producteurs d'une matiĂšre appelĂ©e spore (une cellule ou une formation pluricellulaire), et consommateurs de matiĂšres organiques telles que la levure dans la biĂšre, le pain, la salade... des moisissures sont gĂ©nĂ©rĂ©es, jusque dans la partie invisible du champignon - le mycĂ©lcyanoium - constituĂ©e de 'minuscules fils qui contruisent des rĂ©seaux complexes avec une extrĂȘme prĂ©cision allant jusqu'aux matĂ©riaux similaires au cuir' de prĂ©ciser le projet myco-architecture.


Le site de la NASA rappelant que ces matiÚres organiques vont également jusqu'à produire des antibiotiques comme la pénicilline.


Ainsi, les astronautes ne se déplaceraient plus dans le futur, avec leur habitacle sur eux, telles des tortues, mais un sac hermétique avec des microbes et des spores, serait envoyé sur la planÚte Rouge. La forme finale ressemblerait à une sorte de dÎme à trois couches, qui produirait notamment de l'oxygÚne pour les cosmonautes (version russe) ou taïkonautes (pour les Chinois).


À leur arrivĂ©e, Ă  l’intĂ©rieur du sac, de l’eau et de l’air serait transmis par le biais d’un robot. Des algues commenceront Ă  se dĂ©velopper, produisant de l'oxygĂšne et de la biomasse. Ce qui permettra de nourrir les champignons pour qu’ils puissent croĂźtre, jusqu'Ă  la production de matiĂšre solide. Au fur et Ă  mesure que le champignon se dĂ©veloppe, ils repousseraient les parois du sac jusqu'Ă  ce qu'ils forment un abri suffisamment solide.



Le mycélium fongique est une forme de vie qui se nourrit et respire. Autre précision du projet myco-architecture : "C'est là qu'intervient ce qu'on appelle les cyanobactéries - une sorte de bactérie qui peut utiliser l'énergie du soleil pour convertir l'eau et le dioxyde de carbone, en oxygÚne et en aliments fongiques."

Encore plus surprenant, cette matiĂšre auto-produite, est Ă©galement auto-rĂ©parable. Si un mur venait Ă  ĂȘtre endommagĂ©, il suffirait de nourrir les champignons pour qu’ils puissent se dĂ©velopper Ă  nouveau.


À la fin du cycle de vie des champignons, il serait possible de les utiliser comme un engrais pour l'agriculture sur place. L'objectif est de garantir qu'aucune matiĂšre s'Ă©chappant ne contaminerait toute vie, mĂȘme microbienne, sur Mars.


Le mycélium est aussi étudié dans le projet pour ses vertus écologiques sur Terre (filtration de l'eau, ...), avec plus d'inventivité selon les scientifiques de la NASA, car la projection de s'installer et d'explorer d'autres planÚtes permettrait une plus grande liberté.


Une innovation vĂ©gĂ©tale qui rĂ©volutionnerait la conquĂȘte de l'espace. Un petit pas pour l'homme - et la femme - et un grand pas pour l'HumanitĂ©... Vous vous souvenez !?


Lisa Williams et EloĂŻse Maillot

 

NASA

www.nasa.gov/niac



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