• NEWS

🍌 La startup Vegskin travaille sur un nouveau cuir à base de peaux de bananes et de mangues

PAR CAMILLE DAVIES.

Vous avez bien lu ! C’est un défi fou que s’est lancée la jeune entreprise lilloise Vegskin, penser une nouvelle matière végétale proche du cuir à partir de peaux de bananes et de mangues. Après le champignon choisi par Adidas pour ses baskets en cuir végétal et le lancement des sneakers Nike, conçues à partir du cuir d’ananas, Vegskin prépare prochainement un nouveau cuir fabriqué à base de déchets de fruits.





Le co-fondateur et père de famille, Loïc Debrabander, a pensé à une nouvelle matière végétale sans additifs chimiques, à destination de la maroquinerie, de l’habillement, des chaussures et de l’industrie.


« On cherchait des alternatives à tout ce qui est cuir, une matière qui a un fort impact environnemental, qui n’a aucune traçabilité, qui vient de l’importation et parfois du travail des enfants », a déclaré Loïc Debrabander en juin dernier sur France Bleu. « Mais on ne trouvait rien qui correspondait à nos valeurs. On voulait imaginer autre chose. »


L’objectif de ce projet pas si insolite que ça : lancer une matière éco-conçue ayant le moins d’impact environnemental possible.



D’où est venue l’idée ?


Avant de trouver la bonne formule avec des déchets de bananes et de mangues, l’entrepreneur a réalisé de nombreux essais non concluant avec d’autres matières premières comme le champignon. Loïc et sa compagne Anaëlle Picavet se sont inspirés de « ce qui se fait déjà en cuir vegan et en cuisine. ».




La mangue et la banane seraient les matières premières qui se rapprocheraient le plus du cuir. Cette nouvelle matière serait ainsi résistante, biodégradable et souple. Un autre point important. L’entreprise ne consomme pas d’eau, alors que la production du cuir animal nécessite environ 15 000 litres d’eau pour 1 kg de matière !


Cette nouvelle matière végétale peut répondre à différents usages comme évoqué précédemment grâce à ses propriétés. « Cela pourrait être pour de la protection, de la maroquinerie, en bande transporteuse, dans la décoration d’intérieur pour les luminaires, par exemple », envisage le fondateur de Vegskin.


Une fois usée, la matière pourra être ainsi réutilisée.


Camille Davies

0 commentaire