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🩠 Le rĂ©gime vĂ©gĂ©talien rĂ©duirait les symptĂŽmes graves de la Covid-19, selon une nouvelle Ă©tude

PAR ELOÏSE MAILLOT.

Une nouvelle Ă©tude menĂ©e dans six pays, dĂ©montre qu'un rĂ©gime alimentaire pescĂ©tarian ou vĂ©gĂ©talien, rĂ©duirait la sĂ©vĂ©ritĂ© de la Covid-19. À l'aide de donnĂ©es provenant de mĂ©decins et d'infirmiĂšres Ă  risque, cette enquĂȘte a cherchĂ© Ă  Ă©valuer l'association entre les rĂ©gimes alimentaires autodĂ©clarĂ©s et l'infection Ă  la COVID-19, sa gravitĂ© et la durĂ©e des symptĂŽmes.

Explications et analyse.



Une étude publiée dans le journal BMJ Nutrition Prevention & Health, a montré que les personnes ayant un régime végétarien ou pescétarien avaient, respectivement, 73 % et 59 % moins de chances de subir une infection modérée à grave de Covid-19. Pour exemple, le Hayek Hospital au Liban, est le premier hÎpital au monde à avoir adopté un régime végétalien pour ses patients.


Le journal BMJ Nutrition Prevention & Health, vise Ă  prĂ©senter les meilleures preuves disponibles Ă  l'heure actuelle, de l'impact des facteurs de nutrition et de mode de vie sur la santĂ© des individus et des populations. La revue prĂ©sente des recherches solides sur les principaux dĂ©terminants de la santĂ©, notamment l'environnement social, Ă©conomique et physique, ainsi que le mode de vie et le comportement. Elle explore les facteurs diĂ©tĂ©tiques, l'exercice et les interventions et technologies de soins de santĂ©, qui visent Ă  maintenir et Ă  amĂ©liorer la santĂ© et le bien-ĂȘtre et Ă  prĂ©venir les maladies et les blessures.


Le comitĂ© Ă©ditorial de BMJ Nutrition Prevention & Health, est constituĂ© d'Ă©minents Docteurs et Universitaires, spĂ©cialisĂ©s en nutrition dans le domaine de la mĂ©decine et de la Recherche, venant du Chili, d'Islande, des États-Unis, d'Australie et de Munich...


L'objectif est de comprendre les associations entre les habitudes alimentaires et les maladies liĂ©es Ă  la COVID-19, ce qui pourrait approfondir notre comprĂ©hension du rĂŽle de la nutrition dans les maladies virales. Pour rappel, l'OMS a classĂ© la viande transformĂ©e (saucisses, charcuterie, sauces etc.) en tant que cancĂ©rigĂšne, dans la mĂȘme catĂ©gorie que le tabac et l'amiante.




"Les habitudes alimentaires pourraient jouer un rÎle important dans l'infection à la COVID-19, la gravité des symptÎmes et la durée de la maladie. Cependant, aucune étude précédente n'a étudié l'association entre les habitudes alimentaires et COVID-19." précise le comité.



LA MÉTHODE DE L'ÉTUDE


Les agents de santĂ© (TS) de six pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni, États-Unis) avec une exposition substantielle aux patients COVID-19, ont rĂ©pondu Ă  une enquĂȘte en ligne du 17 juillet au 25 septembre 2020.


En effet, l'enquĂȘte vise Ă  dĂ©velopper des moyens pour protĂ©ger les travailleurs de la santĂ© (TS), - mĂ©decins et infirmiĂšres - qui traitent les patients atteints de la maladie COVID-19 dans les cliniques mĂ©dicales, les salles d'urgence et les hĂŽpitaux et qui sont particuliĂšrement susceptibles de contracter l'infection, en raison de leurs taux d'exposition Ă©levĂ©s et suite au dĂ©veloppement des diffĂ©rents variants.


Il est rappelé ce que nous savions déjà : les facteurs nutritionnels jouent un rÎle clé dans l'immunité innée et adaptative !


Les informations demandées portaient sur les caractéristiques démographiques, les informations alimentaires et les résultats de COVID-19. L'objectif était d'évaluer l'association entre les régimes alimentaires autodéclarés et l'infection, la gravité et la durée de la COVID-19.



RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE


568 cas de COVID-19 ont été détectés, sur 2316 personnes contrÎlées. Parmi les 568 cas, 138 personnes présentaient une gravité COVID-19 modérée à sévÚre, tandis que 430 personnes présentaient une gravité COVID-19, trÚs légÚre à légÚre.


Les participants qui ont déclaré suivre des « régimes à base de plantes » et des

« régimes à base de plantes ou des régimes pescétariens », avaient respectivement 73% et 59% de risques en moins de développer l'infection de COVID-19, de façon modérée à grave que ceux qui n'avaient pas ces habitudes alimentaires.


En revanche, l'étude précise bien qu'"aucune association n'avait été observée entre les régimes alimentaires autodéclarés et l'infection ou la durée de COVID-19."


L'Ă©tude conclue que les rĂ©gimes Ă  base de plantes ou les rĂ©gimes pescĂ©tariens, sont des habitudes alimentaires saines, qui peuvent ĂȘtre envisagĂ©es pour la protection contre les manifestations graves de COVID-19, mais prĂ©cise avec prudence que d'autres Ă©tudes devront ĂȘtre menĂ©es, portant sur notre alimentation et son lien avec la COVID-19, afin de pouvoir Ă©tablir des liens plus approfondis, de cause Ă  effets.


DĂ©couvrez toute l'Ă©tude en ligne.


EloĂŻse Maillot

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