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LES DERIVES DU TOURISME ANIMALIER

PAR LAURINE THIODET.

Approcher un animal exotique, une expérience inoubliable. Spectacle, balade, selfie… Que savons-nous vraiment du tourisme animalier ? Au nom du divertissement et du profit se cache souvent la pire des cruautés



Par amour des animaux et de la nature, le voyage animalier a le vent en poupe. Il correspond à 40% du tourisme global dans le monde. C’est jusqu’à six millions de voyageurs qui visitent, chaque année, des attractions fauniques. Loin d’imaginer les effets néfastes qu’engendrent ce genre de centres…


Les balades à dos d’éléphants

Régulièrement proposée en Asie, cette attraction touristique est particulièrement cruelle pour les pachydermes. Pour que ce mammifère, qui pèse cinq tonnes et peut parcourir jusqu’à 70km par jour, se montre docile comme un robot, il faut le briser physiquement et mentalement. C’est ce qu’on appelle le rituel du phajaan. Battu jusqu’au sang, il pourra ensuite promener les touristes ou peindre avec sa trompe.


En 2017, World Animal Protection a mené une enquête sur 3000 éléphants utilisés pour le divertissement en Asie, trois sur quatre vivent dans des conditions jugées mauvaises ou inacceptables.



Les selfies avec les animaux


Non, les selfies avec les animaux sauvages ne sont pas mignons. Ils encouragent un trafic cruel et met en danger les espèces. L’ONG World Animal Protection rappelle que les animaux captifs avec lesquels on pourrait vous proposer de faire des photos ont sûrement été capturés de manière cruelle.


Une photo avec un paresseux, un tigreau, un perroquet ou encore un serpent autour du cou… Ce n’est pas un super souvenir à montrer à nos proches.


Pourquoi ? Car en plus d’avoir été arrachés de leurs milieux naturels, les animaux sont drogués, attachés, enfermés dans des cages et certains tigres et lions ont eu leurs griffes enlevées.




La responsabilité des réseaux sociaux


Les posts avec des animaux en captivité se multiplient sur les réseaux sociaux.


Et la responsabilité de ces derniers, dans le maintien et le développement de cette activité touristique, a été reconnue. Ainsi,


Instagram fait apparaître un message « Protégez la vie sauvage sur Instagram » quand on recherche des mots-clés tels que #slothselfie (selfie avec un paresseux) ou bien #koalaselfie.

Vous pouvez soutenir le mouvement qui lutte pour la fin de cette cruelle industrie en signant le Selfie Code.




Repérer les signes de maltraitance


Les signes physiques doivent directement alerter : maigreur, blessures, etc. mais également son attitude. Appelé la « stéréotypie » ce comportement répétitif est lié à un stress aigu. Par exemple, le lion qui dessine un huit dans son enclos ou l’éléphant qui se balance d’une patte sur l’autre.




Aller à la rencontre des animaux autrement

Il existe des alternatives pour vivre une expérience privilégiée avec un animal sauvage. Optez toujours pour le milieu naturel de l’animal ou bien un sanctuaire certifié qui œuvre dans la conservation et la préservation de l’espèce. Ce dernier doit offrir les mêmes conditions de vie à l’animal que lui offrirait son environnement d’origine.



Pour en savoir plus sur les espèces menacées et leur exploitation :


Laurine Thiodet

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N° ISSN 2739-8757