LES NOUVELLES PROTECTIONS HYGIÉNIQUES : CENT POUR SANG CLEAN

PAR AUDREY GROSCLAUDE.

Que contiennent exactement les protections périodiques vendues aux femmes depuis plus d’un siècle ? Si la question a toujours fait débat*, elle s’est véritablement imposée dans le débat public en 2015, avec la médiatisation du cas de Lauren Wasser. Victime du syndrome du choc toxique (SCT) la jeune américaine avait dû être amputée des deux jambes après avoir utilisé un simple tampon hygiénique... Conséquence directe de ce côté de l’Atlantique ?





Les utilisatrices exigent désormais plus de transparence de la part des fabricants et plébiscitent les solutions alternatives leur permettant de gérer leurs #regles de manière plus sûre, que ce soit pour leur santé ou l’#environnement. Dispositifs jetables ou lavables, protections interne ou externe, faisons le point !


Les tampons en coton bio

« Calqués » sur les tampons industriels mais non blanchis au chlore, sans composés chimiques et dotés d’applicateurs en carton, on les trouve en magasin bio sous les marques Organyc ou Natracare mais aussi online chez Jho, My Holy ou Dans ma culotte qui proposent des systèmes d’abonnements permettant de recevoir chaque mois son « kit » menstruel.




Même principe chez Marguerite et Cie qui fournit en protections périodiques l’association ADSF-Agir pour les Femmes afin de lutter contre la précarité menstruelle dont nous vous parlions ici.




Le + : on conserve le côté pratique du tampon mais on ne s’inquiète plus des produits qui rentrent dans notre intimité.

Le - : on continue de produire chaque mois de nouveaux déchets, on peut toujours être touché par le SCT et le tampon reste asséchant pour les muqueuses.




Les tampons lavables


Encore relativement confidentiel, il fonctionne sur le même principe que le tampon jetable. En coton bio, il se roule sur lui-même avant d’être introduit dans le vagin. Au bout de 4-5 heures, lorsqu’il est plein, on le remplace et on le rince à l’eau froide (pour éviter de cuire le sang) avant de le mettre à la machine avec le reste du linge. Plus d’infos chez Imse Vimse.




Le + : on garde les avantages du tampon sans les risques du SCT et sans l’impact écologique du jetable.

Le - : on n’a pas toujours la possibilité de le rincer avant de le transporter et pas nécessairement envie de se promener avec un tampon usagé dans le sac



Les serviettes hygiéniques


On oublie les jetables, même bio, qui viennent grossir les rangs des 11 000 protections périodiques utilisées par une femme tout au long de sa vie. À la place, on regarde du côté des serviettes lavables (Anaé, Imse Vimse, Hannahpad, Lulu Nature, Plim…) en coton. Elles existent dans une multitude de tailles (protège slip, flux normaux, abondants…) et de coloris. On les fixe sur la culotte, à l’aide de boutons pressions, et on les change au bout de quelques heures avant de laver en machine après rinçage à l’eau froide.




Le + : on ne met plus rien au contact des muqueuses vaginales

Le - : il faut renouer avec la sensation d’écoulement et accepter d’avoir du sang sur les mains au moment du lavage



Les culottes menstruelles


Prolongement direct et naturel de la serviette lavable, c’est un sous vêtement ultra absorbant, imperméable et anti-odeurs constitué de plusieurs couches de coton et tissus. Il existe différentes marques mais on aurait tendance à vous conseiller d’acheter français. Primo, pour des questions d’impact environnemental. Secundo parce que certaines marques étrangères utilisent des nano-particules.


Parmi les marques à suivre : Réjeanne, Elia, Les Pourprées, Fempo, Les Petites Culottées, Moodz.




Comptez de 30 € à 60 € par culotte / shorty ou tanga. Un investissement de départ vite rentabilisé quand on sait qu’elles s’utilisent environ 3 ans.






Le + : on parle ici de vraie lingerie adaptée à cette période du cycle, les produits sont à la fois confortables et pratiques, bien plus glamour que les traditionnelles culottes de règles défraichies ressorties chaque mois

Le - : les flux les plus abondants doivent parfois cumuler culotte et deuxième protection type cup.






La cup


Sorte de cloche ou de capuchon en silicone (Lunacopine, Mïu Cup, Meluna, So Cup…), elle s’insère pliée, avec les doigts, dans le vagin, avant de se déployer naturellement pour recueillir le flux une fois à l’intérieur. Pour la retirer, on tire légèrement sur sa tige avant de la vider dans un lavabo, les toilettes (dans ce cas bien penser à prendre un peu d’eau avec soi), voire les plantes vertes.





Le + : durable, la cup s’utilise plusieurs années à condition d’en prendre soin en la stérilisant avant et après chaque cycle d’utilisation.

Le - : l’insertion et le retrait demandent un peu d’entraînement et il faut être à l’aise avec la vue du sang.




L’éponge


Dans le même esprit que la cup, l’éponge se glisse au fond du vagin pour recueillir le flux sans risques de fuite. On la trouve en version éponge de mer naturelle (Anaé), jadis récoltée et utilisée par les femmes du pourtour méditerranéen ou en version synthétique à usage unique (en mousse de polyuréthane) donc vegan-compatible chez Beppy, Gynotex, Joy Division…




Le + : ultra souple, l’éponge épouse parfaitement l’anatomie féminine et s’adapte à toutes les situations, séances de #sport comme de câlins (on l’utilise notamment dans le milieu du porno).

Le - : outre sa composition sujette à discussion, animale ou pétrochimique, son insertion et son retrait peuvent rebuter les moins exploratrices.



Le free flow instinct ou flux instinctif libre


Avec lui, on oublie tout. La technique venue des États-Unis propose de retenir naturellement le flux, en mobilisant le périnée, avant de le libérer aux toilettes comme on le ferait avec de l’urine. Un retour au naturel qui prône la reconnexion avec son corps, ses cycles et ses sensations.


Le + : difficile de faire plus #clean et #zerodechet que le « rien du tout » !

Le - : si la technique est en théorie accessible à toutes, n’avoir aucune protection peut aussi être une source de stress.


*en 1980 déjà le tampon Rely de Procter & Gamble avait été retiré du marché après une centaine de décès par SCT.


Audrey Grosclaude



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