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MANGER DES CHIENS ET DES CHATS, BIENTÔT ILLÉGAL EN CHINE ?

PAR MARIE HECKENBENNER ET ELOÏSE MAILLOT. Nous ne montrons aucune image choquante dans cet article.

Pas encore illégale en Chine, la consommation de chiens et de chats est peut-être en passe de le devenir... Face à une opposition croissante de la population et devant l’apparition du coronavirus, les autorités chinoises pourraient très vite interdire cette pratique. Certaines régions ont déjà pris les devants !




Le 1er mai dernier, Shenzhen et Zhuhai ont interdit la consommation de chiens et de chats. Une première dans le pays, qui vient de lancer une consultation publique pour les sortir de la liste des animaux pouvant être élevés pour leur viande, leur fourrure ou à des fins médicales.



10 MILLIONS DE CHIENS TUÉS CHAQUE ANNÉE


Selon l’ONG, Human Society International, chaque année, plus de 10 millions de chiens et 4 millions de chats sont abattus en Chine dans le but d’être consommés, à l'instar de la Corée du Sud qui réunit un peu moins de 300 fermes de viande de chiens.


Le Festival « culinaire » de Yulin, lors duquel plusieurs dizaines de milliers de chiens et chats sont abattus dans des conditions effroyables, battus à mort ou ébouillantés vivants, ont fait réagir le monde entier et des associations locales ont commencé à oeuvrer afin de le faire annuler, depuis plusieurs années déjà. Certaines rachètent les animaux, tentant d'en sauver certains, et essaient de sensibiliser la population à ces méthodes. Mais cela semble prendre beaucoup de temps et le travail de changement des mentalités est long et difficile...



UNE ÉVOLUTION DES MENTALITÉS ?


Mais, face à ces événements et aux chiffres alarmants, de nombreux chinois ont décidé de s’opposer à la consommation de chiens et de chats dans le pays, voyant nos amis à quatre pattes comme des membres de leur famille à part entière.


La Chine, à l’origine du coronavirus, suite à la manipulation par l'homme d'animaux sauvages et exotiques tels que la chauve-souris et le pangolin (l'animal le plus braconné au monde) dans le cas du Covid-19, sortis de leur habitat naturel et qui n'auraient jamais dûs être en contact avec nous, face à la propagation de la pandémie, a commencé à interdire en février dernier le commerce et la consommation d’animaux sauvages.


Le gouvernement chinois a décidé, face à ce commerce de plus en plus pointé du doigt à l'international, de publier une nouvelle liste officielle des animaux comestibles, au sein de laquelle il exclut pour la première fois les chats et les chiens. La ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales, a publié un texte, soumis à commentaires jusqu’au 8 mai, qui fera ensuite l’objet d’une réglementation de Pékin.



UNE RÉELLE AVANCÉE ?