• TRIBUNE

MERIAM, LA DERNIERE DES FEMEN ?

PAR IMAMETTE.


C’est une scène de moins d’une minute certes mais elle suffit à elle seule à résumer l’essence de la manifestation qui a eu lieu à Paris ce dimanche 10 Novembre



Une femme, Meriam Abedi, 39 ans, tunisienne résidant en France et Ex-Femen a brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Le blasphème est un droit républicain ».


À cette manifestation, Meriam n’est pas venue les mains vides, elle a apporté un cadeau : sa caution. La caution d’une féministe laïque et universaliste, d’une immigrée maghrébine qui a fui la Tunisie et le violeur qu’elle y avait pour fiancé et celle d’une activiste qui n’a jamais manqué de courage pour dénoncer le fondamentalisme religieux islamique.

En cet âge identitaire, Meriam cochait toutes les cases qui manquaient.


En échange, Meriam ne demandait qu’une seule chose : partager avec tous, son bien le plus précieux, revendiquer son droit au blasphème à cette manifestation qui se voulait républicaine et pacifiste ?


Elle tentera de le clamer aussi haut que la force de ses bras tendus le lui permettront.




Au dessus d’elle et de la foule des manifestants, elle portera haut sa pancarte et la République aussi longtemps qu’elle le pourra.


Vingt secondes. Sa pancarte n’aura pas tenu vingt secondes au dessus de la masse. Elle essaiera de s’y accrocher tant bien que mal avant qu’on ne la lui arrache des mains et qu’on la fasse disparaître, au pied des manifestants. Au même moment, on fera élever des voix pour clamer qu’« Allah » est « Akbar » et que « solidarité avec les femmes voilées » est son prophète. Un « Vade Retro Satana » en « Islam de France ».



Meriam, réduite au silence mais seulement le temps d’une seconde


L’ex-Femen, dont s'est dissociée par voie de communiqué officiel le groupe d'Inna Shevchenko, réalisant qu’elle n’était pas en terrain ami, dévoilera son torse nu avec un message pour ses censeurs :


«Ne bradons pas la laïcité»

Meriam sera mise en garde à vue après que la foule l’ait voilée de ses corps et de ses cris d’orfraie. Pourtant, c’est à elle que l’on venait de nier le droit de manifester ses libertés d’opinion de conscience et d’expression, le tout en moins d’une minute, au nom d’Allah et de son instrument d’apartheid sexuel.


À cette marche, Meriam Abidi a invité la République et l’esprit Charlie mais leurs 'antis' (ndlr : antis Charlie) n’en voulaient toujours pas.


Imamette



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