NAOMI BAILEY COOPER, PIONNIÈRE DE LA MODE DURABLE

PAR VICTOIRE, AMBASSADRICE MONDE.

La première chose qui me vient à l’esprit quand je pense à Naomi Bailey Cooper, c’est sa douceur réconfortante.

Ou peut être son intelligence, tant intellectuelle qu’humaine, fine et rare. Une grandeur d’âme si lumineuse et apaisante qu’elle vous enveloppe toute entière de sa sérénité.




Elle m’accueille dans son jardin du sud ouest de Londres autour d’un granola vegan fait maison à tomber par terre et d’une tasse de thé. Une chattière est installée dans sa cuisine pour les animaux de passage qu’elle aimerait tous adopter.


Cette trentenaire originaire d’Oxford aime la nature plus que tout.




C’est à 19 ans, alors étudiante à la Central Saint Martin School de Londres, qu’elle devient végétarienne et s’intéresse à la mode durable, loin d’être populaire à l’époque. Elle enchaine les bourses et les résidences à l’étranger, de Copenhague à la forêt amazonienne pour développer et approfondir ses recherches entre science, art et nature.




En 2015, année où elle devient vegan, Naomi est acceptée au London College of Fashion de Londres pour mener


le premier doctorat sur le développement d’alternatives au matériau animal comme la fourrure, les plumes ou la peau de serpent.

Souvent utilisés comme éléments de décoration dans la mode contemporaine, sa thèse cherche des solutions créatives et concrètes pour répondre à des rendus similaires sans utiliser de matière animale.




La jeune femme invente une technique d’ « enfilage de caoutchouc » et crée plusieurs matériaux à base de fils de verre et de caoutchouc sauvage.