• EDITO

✨ PLAIDOYER POUR LES ANIMAUX

PAR ELOÏSE MAILLOT.



Du fond des cirques où les rires des gradins masquent leurs vies privées de liberté, de l'eau chlorée de leurs bassins où les baisers des touristes gomment leur détresse et leurs yeux abîmés des photos souvenirs, du fin fond de leurs cages où les fourrures de 'luxe' et à la mode cachent l'odeur de leur sang et de leurs tortures, de leurs prisons sales qu'on appelle niches faites de barbelés électrifiés où leur solitude et leurs cris faméliques sont ignorés, des marchés de Wuhan, de Yulin et d'Asie où l'argent couvre leur cris de martyrs... les animaux nous enseignent une leçon.

Eux, messagers de notre humanité oubliée qu'ils rappellent sans cesse à notre coeur.

N'oublions pas ce que nous vivons depuis début 2020. N'oublions pas d'où vient la pandémie. De la cruauté des hommes, de leur inconsistance et inaptitude à faire preuve d'empathie et à penser autrement, contre eux-mêmes et contre ce que nous appelons notre 'culture', drapée dans la souffrance animale comme un puits sans fonds dans lequel tout glisse et se mélange, pour ne finir par ne pousser qu'un seul et même cri.

Cette même 'culture' construite sur la souffrance animale.

Principalement.

Qu'aurions-nous bâti sans les animaux ?

Car il y a autre chose en l'homme. Et la femme.

Changeons de culture, de mode, de beauté, d'aliments, tout est là, et réparons, pour changer de monde et en construire un plus juste et meilleur à l'égard de ceux dont le bon sort est à jamais indissociable de notre heureuse destinée.

Non, ce ne sont pas des mots bien-pensant.

Non, ce ne sont pas de vaines intentions.

C'est une colère.

Une colère sage et sourde dans un monde fou de ne pas l'être. En colère.

C'est un appel à l'action, à la prise de conscience.

Changeons de paradigme.

La notice est simple : Ne montez pas sur les dos des chameaux, des ânes, des dromadaires, ou d'un autre animal à l'entrée des sites touristiques, n'achetez pas cette fourrure bas de gamme ni dite 'de luxe', ne payez pas l'entrée des delphinariums avec vos enfants pour vous y faire prendre en photos, n'allez pas au cirque avec des animaux sauvages, ne mangez pas et ne digérez pas l'agonie... Et dites-le haut et fort, car comme le préconise Victor Hugo... quand on aime, il faut se le dire, et puis il faut se l'écrire... Alors aimons !

La mode, la beauté, les aliments, les voyages et la déco sans souffrances animales.

Que notre voix porte contre ce monde fait de coutumes poussiéreuses en train de tomber sous nos yeux.

Que notre voix dénonce l'immondice et l'intolérable.